14.10.2008

"On s'y fera". Zoyâ Pirzâd.

Arezou a une femme libérée d'une quarantaine d'année. Divorcée, elle élève seule sa fille et entretient son insupportable mère, Mah-Monir, de vraies sangsues aussi odieuses l'une que l'autre. Or, un beau jour, grâce à sa fantastique amie Shirine, il va lui arriver une chose qu'elle n'attendait plus : elle va tomber amoureuse de Sohrab... Jusqu'ici, rien de particulièrement original me diriez-vous ! Mais, il s'avère que l'histoire se passe (après l'Afghanistan et le Cambodge... oula, il est grand temps que je parte en vacances, moi !!) en Iran, pays où il est aussi difficile pour une femme de tenir une agence immobilière que de vivre en couple ou de se remarier. Pour être heureuse, Arezou va devoir franchir ces difficultés tout en affrontant le mépris des siens...

Ce livre, s'adressant surtout à un public féminin, me laisse assez dubitative... D'un certain côté, il est assez surprend dans sa manière de décrire les relations entre les hommes et femmes iraniens. On connaît les sempiternels clichés : la femme cachée, censurée, isolée et l'homme outrageusement libre. Ici que nenni (du moins pour les célibataires, la femme mariée a beaucoup plus de contraintes) : le foulard au combien symbole de soumission pour la plupart des Occidentaux devient une véritable arme de séduction, mais incite aussi le respect. L'auteur nous montre un pays dans lequel cohabitent des idées très guindées sur les rapports entre les hommes et les femmes -notamment lors de la visite des moeurs dans le centre commercial- et une jeunesse désinvolte faisant des rencontres sur internet : bref, la fin d'un monde et le début d'un autre... Néanmoins, le fait qu'Arezou cède à la quasi-totalité (non, je ne vous révélerai pas l'exception, inutile d'insister... Demandez-moi de vous dévoilez la fin aussi, tant que vous y êtes !) des caprices de sa mère et de sa fille qui rivalisent d'égoïsme est assez énervant, tout comme les quelques longueurs de la narration et le fait que l'on ne sait pas toujours qui parle...

Donc, si ce petit ouvrage croise votre route (et que vous voulez vous divertir un brin), tendez lui la main, vous me direz ce que vous en avez pensé...

Merci beaucoup au Livre de Poche d'avoir pensé à moi !!!