14.10.2008
"On s'y fera". Zoyâ Pirzâd.
Ce livre, s'adressant surtout à un public féminin, me laisse assez dubitative... D'un certain côté, il est assez surprend dans sa manière de décrire les relations entre les hommes et femmes iraniens. On connaît les sempiternels clichés : la femme cachée, censurée, isolée et l'homme outrageusement libre. Ici que nenni (du moins pour les célibataires, la femme mariée a beaucoup plus de contraintes) : le foulard au combien symbole de soumission pour la plupart des Occidentaux devient une véritable arme de séduction, mais incite aussi le respect. L'auteur nous montre un pays dans lequel cohabitent des idées très guindées sur les rapports entre les hommes et les femmes -notamment lors de la visite des moeurs dans le centre commercial- et une jeunesse désinvolte faisant des rencontres sur internet : bref, la fin d'un monde et le début d'un autre... Néanmoins, le fait qu'Arezou cède à la quasi-totalité (non, je ne vous révélerai pas l'exception, inutile d'insister... Demandez-moi de vous dévoilez la fin aussi, tant que vous y êtes !) des caprices de sa mère et de sa fille qui rivalisent d'égoïsme est assez énervant, tout comme les quelques longueurs de la narration et le fait que l'on ne sait pas toujours qui parle...
Donc, si ce petit ouvrage croise votre route (et que vous voulez vous divertir un brin), tendez lui la main, vous me direz ce que vous en avez pensé...
00:17 Publié dans Arsène lit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



