30.09.2009
"De pierre et de cendre". Linda Newbery.
"Cependant, si la maison respirait l'harmonie jusqu'au dernier détail, si rien n'y était laid, ni déplacé, elle ne ressemblait pas aux existences qui se déroulaient entre ses murs".

Fourwinds, Sussex, 1898. Samuel Godwin, jeune artiste fraîchement orphelin promis à un brillant avenir, quitte son Londres natal pour devenir précepteur des deux filles de Monsieur Farrow. Marianne et Juliana, dûment chaperonnées par l'intransigeante Charlotte, sont toutes deux charmantes, bien que fort différentes. La première est exubérante, gaie, quoiqu'un peu névrosée. La seconde est discrète, posée et triste. Dans cette magnifique maison à la pointe de la modernité, tout devrait respirer l'harmonie. Mais que couve ce calme apparent ? Pourquoi Marianne est-elle sujette à de violentes crises d'angoisse ? Quels événements ont provoqué le licenciement de la précédente gouvernante et de Gideon Waring qui laisse son oeuvre inachevée ? Qui est réellement le trop parfait Monsieur Farrow (comment ça, j'ai l'esprit tordu ?) ? De quelle maladie Juliana est-elle convalescente ? Et que penser de la mort si suspecte de Madame Farrow ? (car vous imaginez bien que tous ces événements ont un lien entre eux... Non, non, vous n'en saurez pas plus... inutile de négocier ! ).
Voici un beau roman, qui n'est pas sans rappelé Rebecca de Daphné du Maurier (un des livres fétiches de mes 14 ans... qui a dit que l'on en avait rien à faire ? oui, c'est pas faux, retournons à nos moutons...) ou Le Tour d'écrou d'Henri James (le fantastique en moins), par son atmosphère pesante et énigmatique. Le style est agréable (bien que le changement de narrateur soit assez déroutant... mais c'est ce qui fait son charme...) et nous plonge d'emblée dans la campagne anglaise victorienne si typique, si enchanteresse et en même temps si dangereuse et mystérieuse avec ses lacs aux sombres profondeurs. L'histoire est très entraînante, bondissante (je dirai même plus rebondissante). j'ai adoré le côté clair-obscure de la maison qui est le reflet exact de ceux qui y vivent. Un seul petit bémol formel : l'identité du narrateur en tête de chapitre se confond facilement avec le titre du livre, d'où un instant d'égarement au début du deuxième chapitre (oui, mea culpa, je ne suis pas douée !). Par contre, je trouve que la couverture du livre donne bien le ton du roman.
Assurément un livre à lire si vous aimez le XIXe siècle anglais avec ses belles maisons, ses jolies robes, ses secrets et le début de l'émancipation des dames !
Un grand merci au Livre de Poche pour cette jolie trouvaille à la fin un peu glauque (allez, je vous ai donné, dans mon extrême bienveillance, un indice sur le dénouement de l'histoire).
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29.09.2009
"Public Ennemis" de Michaël Mann.
Avec mon acolyte, M, nous avons été voir au cinéma Public Ennemis de Michaël Mann. Après le fameux krach boursier de 1929 aux États-Unis, John Dillinger, braqueur de génie, ridiculise le FBI qui n'arrive guère à l'attraper. Il est donc considéré comme "l'ennemi public n°1", l'homme à abattre. Hoover décide alors de mettre à ses trousses un de ses meilleurs hommes, féru de nouvelles technologie : Melvin Purvis (campé par le merveilleux Christian Bale).
Malgré de magnifiques et époustouflantes scènes d'actions et sa pléiade d'acteurs tous aussi bien que les autres (Johnny Deep égal à lui même, Christian Bale et une Marion Cottillard très crédible), ce film m'a beaucoup déçu : il ne s'y passe rien d'inattendu, la fin est des plus prévisibles, le fil directeur de l'histoire est quasi-inexistant au point que par moments nous en sommes venues à nous ennuyer (et pourtant, je dois bien le reconnaître : je suis une indécrottable adepte des films d'action débiles pour ados attardés où il n'y a guère besoin de réfléchir - chose que j'évite de mentionner dans mes entretiens d'embauche ou dans les soirées huppées...)... Bref, une belle fourchette d'acteurs, qu'un sénario un peu plus fouillé aurait encore mieux mis en valeur ! Et pourtant, tous les ingrédients d'un bon film existent dans la vie de Dillinger : danger, renommée, personnages torturés, amour fatal...
11:14 Publié dans Arsène et les films | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.09.2009
Petit bilan tardif du Swap ô Mythes...
Comme certaines d'entre vous particulièrement attentives et attentionnées s'en sont rendues compte, tous nos participants au Swap ô Mythes n'ont malheureusement pas reçu leurs paquets. De ce fait, avec Praline, nous n'avons pas réellement publié de billet bilan. Or, à ce jour, comme nous avons envoyé les colis de rattrapage, l'heure du dé-briefing à sonner ! Pour un petit résumé des envois (si vous n'avez pas suivi), c'est ici.
Donc, tout d'abord, un grand merci à tous nos participants, en particuliers à ceux qui se sont bien prêtés au jeu avec fort souvent une grande générosité et beaucoup de bonne humeur. Cela nous a permis de découvrir de nouveaux blogs et de faire connaissance avec de nouveaux bloggeurs...
Inutile de vous le cacher (je sais, j'ai un caractère de ***, mais je le revendique), cette année, nous avons dû lutter contre :
- l'envoi de quelques colis très très en retard,
- des participants parfois atteints de mutisme persistant lors de nos relances,
- deux paquets qui ont mystérieusement disparus dans les abîmes abyssaux de la poste,
- deux colis de rattrapage.
Et de ce fait, nous avons été déçus par des comportements pas toujours fair-play et parfois égoïstes, dégoûtés pour certains d'entre vous qui ont reçu leurs colis très très en retard (alors que le calendrier était fixé et précisé avant même le début du swap) et pour ceux qui ont passé beaucoup de temps et d'attention à confectionner un paquet qui n'est finalement jamais arrivé à son destinataire.
Si jamais vous avez envie de nous faire partager vos avis sur les livres qui vous ont été envoyés, n'hésitez pas à nous faire partager vos liens en commentaires (vous savez bien à quel point je suis curieuse, et je pense - mais cela n'engage que moi - que je ne suis pas la seule) !

16:42 Publié dans Arsène swap(ise)... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23.09.2009
Avignon-Sienne
Pendant les vacances et ce malgré la chaleur épouvantable qui s'est abattue sur ma pauvre tête dans la région du Mont Ventoux, je suis allée à l'exposition Avignon-Sienne au Palais des Papes et ce grâce aux magnifiques affiches qui trônent dans la gare TGV d'Avignon. En voici, un aperçu (juste de quoi ouvrir l'appétit aux amateurs) :

Cette petite (enfin pas tant que cela) exposition est axée sur l'héritage artistique de Simone Martini (peintre italien du XIIIe siècle qui finit sa vie à Avignon en 1344, principalement connu pour son Annonciation exposée dans la galerie des Offices à Florence) dans les oeuvres dédiées à la dévotion privée. Retables et triptyques sont donc au rendez-vous ! Outre des peintures absolument magnifiques, l'organisation de l'exposition est très pédagogique (ce qui est assez rare pour être souligner) : chaque tableau est replacé dans son époque, dans son milieu artistique, chaque scène est méticuleusement expliquée, les vies de tous les saints présents rappelées, mais également celle de l'oeuvre (qui parfois a été très mouvementée, car repeinte à plusieurs reprises). Bref, une visite aussi merveilleuse visuellement qu'intellectuellement... N'hésitez absolument pas une seule seconde à y faire un tour ou un détour avant le 31 octobre 2009 !
14:00 Publié dans Arsène voyage... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.09.2009
"La Peur de l'ombre". Lisa Miscione.
Lydia Strong, consultante pour un cabinet de détectives depuis que sa mère s'est faite trucider par un tueur en série, fait confiance à son buz (enfin, comprenez : son instinct) les yeux fermés. Or, quand elle écoute la cassette d'un répondeur envoyée par une inconnue, elle pressent grâce à la voix paniquée de cette adolescente albanaise une histoire boulversante : un drame familial et humain. La voici donc partie avec Jeffrey, l'homme de sa vie et ancien agent du FBI (ce qui ne nuit pas !), à la recherche de la belle Tatiana Queen, fille d'un riche habitant de Maima aux moeurs louches, fricotant avec la mafia albanaise. Faisant fi des dangers et des menaces, cette aventure va les conduire jusqu'en Albanie, pays dévasté, sans foi ni loi !
Voici un polar agréable à lire, idéal pour la plage ou le métro. Les personnages sont fouillés bien que sans une originalité débordante. Le rythme est soutenu même si le suspens y est modéré, d'aucunes diront quasi-inexistant (eh oui, je ne suis pas un foudre de guerre pour deviner le dénouement des romans policiers, il faut bien le reconnaître !). Or, cela est en partie dû à la quatrième de couverture de l'édition du Livre de Poche trop explicite (bref, si vous voulez conserver une grande partie des rebondissements, abstenez-vous de la lire. C'est dur, je sais, mais quand on veut on peut... ou pas). Je regrette toutefois de ne pas avoir commencer par le premier tome de la série L'Ange de feu - qui va prochainement intégrer ma PAL (et oui, je suis extralucide, parfois) - car j'ai hâte de connaître les balbutiements de la relation entre le beau Jeffrey et Lydia (oui, oui, il m'arrive d'être fleur bleue... parfois... souvent... enfin plus souvent que je ne l'avoue !).
Merci au Livre de Poche pour son envoi !
17:03 Publié dans Arsène lit... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.09.2009
Vacances ! ?
Bon, bon, je le reconnais : j'abuse... Je vous ai lâchement abandonné pendant près de deux mois... non pas que je sois partie pendant deux mois en vacances... donc je n'abuse pas totalement ! même si je vous ai quitté pour mener une vie de folie sur les circuits automobiles de France avec cela (entre autres) :

Je pense que les amateurs me comprendront... Que voulez-vous, chacun a son petit grain de folie...
Bref, me voici de retour pour le meilleur comme pour le pire !!!
17:53 Publié dans Arsène et la mécanique... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



