29.09.2009
"Public Ennemis" de Michaël Mann.
Avec mon acolyte, M, nous avons été voir au cinéma Public Ennemis de Michaël Mann. Après le fameux krach boursier de 1929 aux États-Unis, John Dillinger, braqueur de génie, ridiculise le FBI qui n'arrive guère à l'attraper. Il est donc considéré comme "l'ennemi public n°1", l'homme à abattre. Hoover décide alors de mettre à ses trousses un de ses meilleurs hommes, féru de nouvelles technologie : Melvin Purvis (campé par le merveilleux Christian Bale).
Malgré de magnifiques et époustouflantes scènes d'actions et sa pléiade d'acteurs tous aussi bien que les autres (Johnny Deep égal à lui même, Christian Bale et une Marion Cottillard très crédible), ce film m'a beaucoup déçu : il ne s'y passe rien d'inattendu, la fin est des plus prévisibles, le fil directeur de l'histoire est quasi-inexistant au point que par moments nous en sommes venues à nous ennuyer (et pourtant, je dois bien le reconnaître : je suis une indécrottable adepte des films d'action débiles pour ados attardés où il n'y a guère besoin de réfléchir - chose que j'évite de mentionner dans mes entretiens d'embauche ou dans les soirées huppées...)... Bref, une belle fourchette d'acteurs, qu'un sénario un peu plus fouillé aurait encore mieux mis en valeur ! Et pourtant, tous les ingrédients d'un bon film existent dans la vie de Dillinger : danger, renommée, personnages torturés, amour fatal...
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05.06.2009
"Confession d'une accro du shopping".
...parce que, parfois, pour se déconnecter les neurones, on a besoin d'un film hautement PAS intellectuel... Ma jumelle de prénom (non, non pas Arsène, mon prénom dans la vraie de vraie vie...) a trouvé la perle rare : Confession d'une accro du shopping de J.P. Hogan (et oui, même si je dénigre souvent les comédies romantiques, il m'arrive d'avoir mes faiblesses. Que voulez-vous, rarement femmes varient !).
Rebecca Bloomwood est une acheteuse compulsive : elle n'est heureuse que lorsqu'elle achète des tonnes de vêtements d'un goût (hum, nous dirons très spécial pour ménager les susceptibilités de chacun...), de chaussures et de babioles dont elle ne se sert jamais... Accumulant les dettes, elle se retrouve acculer par la perte de son emploi. Elle décide alors de postuler au poste de journaliste d'un prestigieux magazine de mode. Celui-ci étant finalement pourvu, elle se présente à un entretien pour devenir journaliste économique, car si vous l'ignorez encore, quand vous faites du shopping, vous faites de l'économie ! À cette occasion, elle va rencontrer le charmant Luke, qui parle Prada...

Un film romantique, sans la moindre once de suspens, ni de prétention (comme l'indique les couleurs bonbons de l'affiche) ! MAIS, nous avons vraiment passé un bon moment, en particulier grâce à un tango endiablé à coups d'éventail ! Alors, si vous avez juste besoin de voir un film en riant (parfois même en anticipant les gags), allez-y !!
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28.04.2009
"Lost in Austen"
Amanda Price est plutôt insatisfaite de la banalité de sa vie : employée ordinaire, petit ami sans aucune once de romantisme, mère déprimante et déprimée... C'est dans les bras d'Orgueil et Préjugés qu'elle trouve son réconfort et s'évade. Ainsi, quelle n'est pas sa surprise quand elle tombe sur Miss Elisabeth Benett dans sa salle de bain ! Elles se rendent alors compte qu'il existe des portes entre leur deux mondes (un peu à la sauce "Narnia"...). Elisabeth décide de rester au XXIe siècle et Amanda de rencontrer Monsieur Darcy... Seulement, son intrusion va considérablement modifier l'histoire écrite par Jane Austen et lui révéler bien des mystères, en particulier en ce qui concerne le charmant Wickham et la détestable Caroline...
Cette courte série britannique est absolument géniale si (et seulement si, dirait le prof de maths qui sommeille en moi) on est un amateur d'Orgueil et Préjugés, que ce soit dans la version écrite (dont j'avais dit deux mots ici) et/ou de la série de Simon Langthon... D'abord, l'idée est fantastique (ne lésinons pas ! Les adaptations à la lettre sont si souvent décevantes, celle de Langthon étant une exception qui confirme la règle !) et bien menée : à la minute où commence le premier épisode, j'ai été happée, impossible de m'arrêter... Les acteurs sont bien mieux choisis que dans le film assez terne de Joe Wrigth (Marine me pardonneras-tu ?), notamment Darcy, réfrigérant à souhait... De plus, il était assez drôle de retrouver le super duo de la série "Hex, la malédiction" (merveilleuse série, même si j'ajouterais en sous-titre : "comment saborder une saison 1 prometteuse avec une saison 2 des plus fantasques") mais de façon inversée... Bref, une mini-série à dévorer... Un véritable bol d'air pour se détendre (presque aussi efficace que le chocolat...).
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15.11.2008
My name is Bond, James Bond.
Dans la vie, il y a deux sortes de choses qui ne se font pas : la première est de ne pas tenir ses promesses (que voulez-vous c'est mon côté moyenâgeux ! mais la question n'est pas là. Aujourd'hui, nous nous intéressons exclusivement à la deuxième chose) et la seconde est de ne pas aller voir James Bond (le seul, l'unique...) au cinéma. C'est ainsi qu'après une journée au combien harassante (non, mais, j'ai le droit de me plaindre un peu non ??? enfin d'accord pas si harassante que cela car suivie d'un merveilleux jour férié), je suis aller voir au cinéma "Quantum of Solace". Remarquons au passage la fort mauvaise idée d'avoir pour une fois pas traduit le titre en français, car l'épisode n'a rien de salace ; toutefois, ce n'est pas la "libido zéro" annoncée haut et fort par certains journaux, vraisemblablement fort mal informés ou n'ayant pas les mêmes références que les miennes...
Mais je m'égare... Un merveilleux James Bond ! Même pas le temps de réfléchir, vous voilà expédiez au coeur d'une course poursuite en voitures (splendide Aston Martin, dûment notée sur ma liste au Père Noël). Certes, Daniel Craig ne fait pas trop gentleman-dandy-classe (on est loin d'un Sean ou d'un Pierce), mais son petit côté obscur la force est assez drôle. Et puis, les gadjets manquent un peu, même s'il y a un génial ordinateur-table-interactif. Inutile de trop réfléchir (enfin, selon certaines sources, plus que ce que j'ai fait, car figurez-vous que j'ai découvert avec stupeur que je n'avais vraisemblablement pas tout compris, ce qui est en soi un tour de force, il faut bien le reconnaître), il suffit juste de se laisser porter par les cascades à profusion, les clins d'oeil à "Casino royal" et, somme toute la petite pointe d'humour qui tue... Bref, rien de tel qu'un bon petit film d'action pour se mettre le moral au beau fixe !
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12.05.2008
"Nausicaä de la vallée du vent". Miyazaki.
Voici un magnifique animé (je n'ai pas encore lu la version papier), comme tous les Miyazaki, me diriez vous... et vous avez bien raison.
23:37 Publié dans Arsène et les films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.03.2008
Les Rois maudits de Claude Barma.
Pendant notre exil picard studieux, AL, ma chère colocataire d'infortune, a décidé de remédier à mon ignorance crasse en filmographie en emportant une pile de DVD de toutes sortes : De "La demoiselle d'Avignon", merveilleusement kitsch (mais, à priori, il ne faut hélas pas y chercher de second degré...) à "Out of Africa" en passant par "Certains l'aiment chaud".
Mais, mon coup de coeur revient incontestablement à la première version des "Rois maudits" réalisée par Claude Barma dans les années 1970.
L'histoire est adaptée de la fameuse fresque historique de Maurice Druon. La série se divise en six épisodes et conte la période allant de la fin du règne de Philippe Le Bel au début de la guerre de Cent ans. Robert d'Artois, injustement spolié de son comté par sa tante Mahaut, compte le récupérer par tous les moyens, et en particulier en discréditant les filles de Mahaut "la truie", épouses des princes de sang. De son côté, cette dernière ne lésine pas devant les expédients lui permettant de conserver son pouvoir : chantage, intimidations, mensonges, empoisonnements ; tout est bon pour arriver à ses fins !
Riche en rebondissements, la série doit beaucoup à la qualité de ses interprètes recrutés, pour la plupart, parmi les rang de la Comédie Française. Les acteurs jouent divinement bien, avec une mention spéciale à Jean Piat (bien sur) et à Claude Giraud, alias le "Gentil Mortimer" impitoyable. Même les seconds rôles sont géniaux ! Les dialogues font mouche.
Un vrai bonheur à ne rater sous aucun prétexte ! Nous sommes bien loin de la version de Josée Dayan où l'ennui atteignait, je trouve, des sommets inégalés.

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07.03.2008
"Arsène Lupin" de Jean-Paul Salome.

Cela aurait pu être un régal, un film génial, mais ce ne fut que déception, ennui et sacrilège !
Déjà, tout commence de la façon la plus étrange du monde pour un Arsène Lupin : le spectateur rencontre les parents du fabuleux cambrioleur ! Or, seul un néophyte (qu'il en soit d'ailleurs pardonné, si tant est que l'on puisse l'être d'une méconnaissance si honteuse) peut ignorer qu'il fut élevé par la bonne Victoire, sa nourrice chérie. Premier agacement, premier dépit. Mais passons, ce n'est que le début du film. Le reste s'attache vaguement (très vaguement même) à la rencontre d'Arsène et de la comtesse de Cagliostro. Doux mélange entre le roman et une très très libre adaptation de l'illustre roman de Leblanc. Or, ses aventures originales ne manquent ni de piquant, ni de rebondissements... Ici tout est ennui, fade. Doit-on forcément tout expliquer, psychanalyser ? Pourquoi tout voir à partir des traumatismes de la petite enfance ou à travers le prisme freudien ? C'est lassant à force !
Romain Duris campe un voleur sans envergure, efféminé et à la limite de la stupidité. La Comtesse de Cagliostro est décrépie et sans charmes. Seule Éva Green relève ce tableau désastreux par son charme et sa fraîcheur.
Au milieux du film, nous finissons même par nous demander si ce n'est pas une comédie ratée au moment où Arsène braque mollement le banquier Kesselbach en lui demandant d'ouvrir le coffre 813 (Madame Kesselbach étant l'héroïne du fameux "813"), mais dans ce cas les autres allusions restent obscures...
Bref, pourquoi ne pas avoir nommé ce film "Marcel le roi des cambrioleurs" si c'était pour en faire une adaptation si libre des aventures de Lupin... Certes, les adaptations très libres sont à la mode - comme nous l'avons déjà vu avec "OSS 117" qui n'avait rien à voir avec le célèbre, intelligent et charmant Hubert Bonisseur de la Bath de Jean Bruce (le seul et unique auteur de OSS 117 digne de ce nom) -, mais je les réprouve vertement !
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20.10.2007
"Les Infiltrés" de Martin Scorsese
Hier, un peu par hasard, je suis tombée (certes, sans me faire très mal) sur le DVD des Infiltrés. Après un début assez décevant (on en a beaucoup entendu parlé et pourtant je m'attendais, je ne sais pas trop pourquoi, à un film d'espionage plein d'action, rappelant "Bons baisers de Russie" ou "La Mémoire dans la peau"), arriva la bonne surprise. Un vrai délice oppressant à souhait ! On nage en plein film psychologique porté par un série d'acteurs fantastiques : Nicholson, toujours à moitié fou, inquiétant et attachant, DiCaprio, à la fois fragile et fort, et Damon, véritablement odieux. DiCaprio joue un jeune irlandais, obligé de quitter la police pour infiltrer un réseau de traficants en tout genre dont le chef est campé par Nicholson. De son côté, Damon est un policier corrompu à la solde de Nicholson qui le charge d'identifier l'infiltré. Un seul bémol : le vocabulaire ordurier et obsène qui devient un peu énervant car inutile (ce qui est, hélas, le cas de beaucoup de bons films américains). Et enfin, un espoir : peut-être verrai-je un jour un BON film avec DiCaprio qui ne se finisse pas mal (étant une inconditionnelle des "Happy End")?
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