31.12.2009

"Un couple ordinaire". Isabelle Minière.

Benjamin est marié depuis des années à Béatrice, une véritable bombe : belle, classe et terriblement mais discrètement autoritaire. Un vrai tyran. Elle règle au millimètre près la vie de son pauvre (et soumis) époux. Mais, ce dernier en a soudainement soupé et décide de se rebeller. Il refuse d'obéir, provoque hurlements et crises de pleurs, mais tient bon : il veut devenir quelqu'un, ne plus être que le transparent mari de Béa, il veut être Benjamin et cela malgré la pression constante que va lui infliger sa femme.

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Voici un petit roman sans prétention et très agréable à lire. Il donne à la fois une vision assez pathétique (même si elle est ouvertement caricaturale) du couple (que voulez-vous, on peut renier son côté midinette-fleur bleu autant que l'on le veut, parfois il faut bien être un peu honnête...), toutefois le ton reste toujours léger et assez drôle : et pour tout vous dire, tout finit bien (enfin, du moins à mon avis : vous savez "oeil pour oeil, dent pour dent, telle est la loi des amants"). L'histoire est très entraînante : une fois que vous avez commencé le livre, seul un carré de chocolat (noir, of course) peut vous en faire lever le nez ! En plus, vous ne pourrez vous empêcher de faire quelques rapprochements (assez humiliants pour certains, il faut bien le reconnaître...) avec des personnes de votre entourage, ce qui rend le livre d'autant plus plaisant.

Merci au Livre de Poche pour cette sympathique  découverte !

08.12.2009

"Festin de miettes". Marine Bramly.

Me voici de retour après une (trop ?) longue absence, mais vous savez ce que c'est : week-end en province, conseil de classe, 150 bulletins à remplir, plus les cours à la fac... Bref, forcément les lectures et le temps libre finissent par s'en ressentir...

Donc, voilà la dernière nouvelle dont je voulais vous faire part : j'ai lu "Festin de miettes". C'est un livre assez dérangeant. Un beau jour, Sophie reçoit des nouvelles d'une de ses amies de jeunesse, la sublissime Deya. Elles ne se sont pas revues depuis des années à cause d'une sombre histoire (dont nous finirons, je vous rassure, par savoir le dernier mot !). Tout les oppose  Deya est une femme libérée, mère d'un enfant dont elle ne s'occupe pas, parisienne, magnifique. La fade Sophie est une jeune femme qui n'a jamais connu aucune satisfaction dans sa terne vie : elle a épousé un homme parce qu'il le lui a demandé, elle vit sans aucun plaisir. Elle voue en profonde admiration à Deya au point de s'immiscer dans sa vie et de vouloir être à sa place, s'identifier à elle. Mais, jusqu'où est-elle capable d'aller pour cela ?

Ce livre nous transporte dans l'intimité de ces deux jeunes femmes au coeur de Paris, puis de l'Afrique. Il est fondé sur une série de flash-backs nous permettant d'essayer de comprendre la personnalité et les décisions de chacune. Ce va et vient est très bien mené. Cette oeuvre a un petit côté malsain (comme dirait un certain chanteur) : cette amitié fusionnelle est oppressante. Elle met immédiatement mal à l'aise.  C'est la grande force de ce livre : cette ambiance lourde et ambiguë prépare le lecteur à la chute (du coup, pas si surprenante que cela, d'ailleurs). Un ouvrage étonnant assurément, ne serait-ce que par l'état d'esprit qu'il fait naître chez le lecteur (que penser de Sophie ? et de Deya ? Qui manipule qui ?) !

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01.11.2009

"Dans la luge d'Arthur Schopenhauer". Yasmina Reza.

reza.jpegJ'ai un peu retardé la critique de ce court roman, car je ne sais trop qu'en dire. En fait, je ne suis pas sûre d'avoir compris, ne serait-ce qu'une once de l'histoire (je suis un peu "garée" - déformation 'professionnelle' oblige - , je vous l'accorde, mais tout de même !).

L'ouvrage se compose de huit lettres écrites par différents protagonistes ayant tous la particularité d'être déprimants-déprimés et de connaître directement ou indirectement le même psychiatre. Tous sont un peu fous, chacun dans leur genre et, finalement, celui qui est présenté comme le plus atteint (Serge), n'est pas forcément celui qui tient le discours le plus incohérent.

Que dire d'autre ??? Je ne sais, ce livre est très confus, étrange, bizarre comme venu d'ailleurs, d'un monde que je n'ai pas réussi à appréhender ! De même, je n'ai pas trop aimé ce style aux phrases qui n'en finissent pas... Bref, je crois que je suis vraiment passée à côté du livre de Reza : "parce que c'était elle, parce que c'était moi" (dixit Sardou... Hum, certes, enfin surtout Montesquieu).

Merci au Livre de Poche pour cette petite lecture !

30.09.2009

"De pierre et de cendre". Linda Newbery.

"Cependant, si la maison respirait l'harmonie jusqu'au dernier détail, si rien n'y était laid, ni déplacé, elle ne ressemblait pas aux existences qui se déroulaient entre ses murs".

 

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Fourwinds, Sussex, 1898. Samuel Godwin, jeune artiste fraîchement orphelin promis à un brillant avenir, quitte son Londres natal pour devenir précepteur des deux filles de Monsieur Farrow. Marianne et Juliana, dûment chaperonnées par l'intransigeante Charlotte, sont toutes deux charmantes, bien que fort différentes. La première est exubérante, gaie, quoiqu'un peu névrosée. La seconde est discrète, posée et triste. Dans cette magnifique maison à la pointe de la modernité, tout devrait respirer l'harmonie. Mais que couve ce calme apparent ? Pourquoi Marianne est-elle sujette à de violentes crises d'angoisse ? Quels événements ont provoqué le licenciement de la précédente gouvernante et de Gideon Waring qui laisse son oeuvre inachevée ? Qui est réellement le trop parfait Monsieur Farrow (comment ça, j'ai l'esprit tordu ?) ? De quelle maladie Juliana est-elle convalescente ? Et que penser de la mort si suspecte de Madame Farrow ? (car vous imaginez bien que tous ces événements ont un lien entre eux... Non, non, vous n'en saurez pas plus... inutile de négocier ! ).

Voici un beau roman, qui n'est pas sans rappelé Rebecca de Daphné du Maurier (un des livres fétiches de mes 14 ans... qui a dit que l'on en avait rien à faire ? oui, c'est pas faux, retournons à nos moutons...) ou Le Tour d'écrou d'Henri James (le fantastique en moins), par son atmosphère pesante et énigmatique. Le style est agréable (bien que le changement de narrateur soit assez déroutant... mais c'est ce qui fait son charme...) et nous plonge d'emblée dans la campagne anglaise victorienne si typique, si enchanteresse et en même temps si dangereuse et mystérieuse avec ses lacs aux sombres profondeurs. L'histoire est très entraînante, bondissante (je dirai même plus rebondissante). j'ai adoré le côté clair-obscure de la maison qui est le reflet exact de ceux qui y vivent. Un seul petit bémol formel : l'identité du narrateur en tête de chapitre se confond facilement avec le titre du livre, d'où un instant d'égarement au début du deuxième chapitre (oui, mea culpa, je ne suis pas douée !). Par contre, je trouve que la couverture du livre donne bien le ton du roman.

Assurément un livre à lire si vous aimez le XIXe siècle anglais avec ses belles maisons, ses jolies robes, ses secrets et le début de l'émancipation des dames !

Un grand merci au Livre de Poche pour cette jolie trouvaille à la fin un peu glauque (allez, je vous ai donné, dans mon extrême bienveillance, un indice sur le dénouement de l'histoire).

 

18.09.2009

"La Peur de l'ombre". Lisa Miscione.

la peur de l'ombre.jpegLydia Strong, consultante pour un cabinet de détectives depuis que sa mère s'est faite trucider par un tueur en série, fait confiance à son buz (enfin, comprenez : son instinct) les yeux fermés. Or, quand elle écoute la cassette d'un répondeur envoyée par une inconnue, elle pressent grâce à la voix paniquée de cette adolescente albanaise une histoire boulversante : un drame familial et humain. La voici donc partie avec Jeffrey, l'homme de sa vie et ancien agent du FBI (ce qui ne nuit pas !), à la recherche de la belle Tatiana Queen, fille d'un riche habitant de Maima aux moeurs louches, fricotant avec la mafia albanaise. Faisant fi des dangers et des menaces, cette aventure va les conduire jusqu'en Albanie, pays dévasté, sans foi ni loi !

Voici un polar agréable à lire, idéal pour la plage ou le métro. Les personnages sont fouillés bien que sans une originalité débordante. Le rythme est soutenu même si le suspens y est modéré, d'aucunes diront quasi-inexistant (eh oui, je ne suis pas un foudre de guerre pour deviner le dénouement des romans policiers, il faut bien le reconnaître !). Or, cela est en partie dû à la quatrième de couverture de l'édition du Livre de Poche trop explicite (bref, si vous voulez conserver une grande partie des rebondissements, abstenez-vous de la lire. C'est dur, je sais, mais quand on veut on peut... ou pas). Je regrette toutefois de ne pas avoir commencer par le premier tome de la série L'Ange de feu - qui va prochainement intégrer ma PAL (et oui, je suis extralucide, parfois) - car j'ai hâte de connaître les balbutiements de la relation entre le beau Jeffrey et Lydia (oui, oui, il m'arrive d'être fleur bleue... parfois... souvent... enfin plus souvent que je ne l'avoue !).

Merci au Livre de Poche pour son envoi !

30.06.2009

"Les Tribulations d'une caissière". Anna Sam.

koip.jpegAnna est caissière (enfin, si elle me lisait, elle me reprendrait : "Anna est hôtesse de caisse"), non pas par vocation (d'ailleurs, quand on la lit, on peut se demander si une telle chose existe), mais par nécessité : pour financer ses études des lettres... C'est donc tout naturellement qu'elle va nous raconter, au fil de courtes anecdotes percutantes, son quotidien dans ce qu'il a de plus inattendu ou répétitif. De la tenue "hyper sexy" au client désagréable ou farfelu, de la reine des soldes au grand rush de Noël en passant par le fait d'être seulement un numéro dans un immense supermarché, elle passe tout au crible avec beaucoup d'humour...

Ce livre, malgré son thème qui peut sembler étrange ou rébarbatif au premier abord, m'a beaucoup plu... Avec son ton humoristique quelques fois assassin, cette petite tranche de vie sonne juste : que vous ayez été ce client râleur ou la malheureuse caissière, la première à se faire insulter à la moindre contrariété... On ne s'ennuie pas un seul instant. On rit beaucoup. On s'étonne aussi, en particulier sur les conditions de travail. Bref, un ouvrage divertissant, idéal pour les vacances... Mais, à la fin, une question qui mérite réflexion se pose (et somme toute, c'est là tout le but de l'auteur) : quel client suis-je ? humain ou odieux ? (hé hé, en ce qui me concerne, je vous laisse deviner...).

Merci beaucoup au Livre de Poche !!

08.06.2009

"Pas ce soir, je dîne avec mon père". Marion Ruggieri.

9782253126652-G.jpgBig, presque la trentaine, est une jeune femme complexée, en particulier à cause de ses parents. Ces derniers appartiennent aux quinquagénaires presque sexagénaires qui ont la fâcheuse impression d'avoir toujours entre quinze et vingt ans : habillés comme des jeunes, très bien conservés pour leur âge, ils multiplient les conquêtes en général bien plus jeunes qu'eux et racontent sans vergogne leurs exploits à leurs enfants. Du coup, leur fille a du mal à grandir et donc à "tuer le père". C'est pour cela qu'elle sort avec Georges, 55 ans, deux (enfin avec Big presque trois) enfants : bref, un second père (hé oui, on retrouve ici le mythe ô combien galvaudé du complexe d'Oedipe)...

Inutile de vous le cacher plus longtemps, ce petit (heureusement) livre ne m'a pas plu, mais alors pas du tout. Le thème était pourtant prometteur et prêtait au comique. En effet, qui n'a pas croisé ses faux "djeuns" de quarante ans : qui s'habillent, parlent, fêtent leur anniversaire comme leur progéniture de quinze ans (je ne sais pas si vous l'avez vécu, mais avec eux, du haut de votre adolescence, face à ces personnes bien plus âgées que vous, vous avez l'impression d'être déjà l'ancêtre - avec un grand A -, celui qui a raté quelque chose dans sa jeunesse, mais qui, finalement, en est presque fier : car vous, le lendemain, vous n'aurez pas la gueule de bois et vous vous souviendrez de toute la soirée)... Pourtant, je n'ai pas souri une seule fois. Comme Dupon (d ou t, vaste problème...), je dirai même plus, j'ai trouvé l'histoire pathétique... Pourtant ce livre a été acclamé par les critiques... Alors peut-être que ce n'était pas notre jour à tous les deux ou que nos histoires à Big et à moi, ne se ressemblent pas assez (fort heureusement, il existe encore un peu de discrétion et de décence dans ce monde... certains diront pudibonderie... et bien, je suis pour !).

Merci au Livre de Poche pour cet envoi !! 

29.04.2009

"Les Vivants et les ombres". Diane Meur.

Dans la trouble Pologne du XIXe siècle, une demeure aristocratique relate la vie de ses propriétaires sur près d'un siècle - et pas n'importe lequel ! un riche en émotions, en idées nouvelles, en révolutions -.

Le jeune et beau Jozef Zemka, noble déclassé, se voit confier l'intendance de l'ancien domaine familiale. Ambitieux, il voit dans l'inclination de Clara, la jeune fille des nouveaux propriétaires, un magnifique instrument pour son ascension sociale. Évidemment, le jeune fille se trouve enceinte : le mariage est donc incontournable pour sauver les apparences. Jozef a réussi ! Mais, pour que son bonheur soit parfait, il lui faudrait un fils. Or, il n'aura que cinq filles aux destins très différents...


Entre la fresque historique et la chronique, ce roman nous entraîne allègrement dans le tourbillon des événements qui vont tant bouleverser la vie des différents personnages. Cette ère des révolutions, les chamboulements qu'elle provoque (notamment au niveau des liens entre maître et inférieurs), la perte de repères des principaux protagonistes, leurs diverses opinions politiques, leur peur à l'égard d'un avenir des plus incertains sont décrits avec finesse. Si vous êtes au premier abord rebutés par ce pavé, sachez qu'une fois que vous aurez le nez dedans, vous ne l'en sortirez plus (je ne regrette même pas d'avoir dû quitter Edward et Bella d'une manière assez cavalière, ce qui n'est pas peu dire...) ! La fine et curieuse narratrice sait ménager son suspens et mène très bien son lecteur...par le bout du nez ! C'est une grande réussite dépaysante mêlant avec brio les événements politiques et leurs incidences (ou non) sur la vie familiale, qui, somme toute, se doit de suivre son cours, du moins autant que possible. Bref, Diane Meur met de la vie dans nos livres d'histoire !

Merci beaucoup au Livre de Poche pour cette agréable découverte !

09.03.2009

"L'amour comme par hasard". Eva Rice.

Me revoici rapidement entre deux séries de révisions et de concours pour vous parler du rayon de soleil de mes heures de solitude studieuse (qui d'ailleurs n'ont pas servi à grand'chose pour l'instant, je le crains... enfin passons...) :

1954, Londres un après-midi pluvieux, Pénélope 18 ans attend le bus et qu'il se passe quelque chose de fou dans sa vie (ce qui est particulièrement rare à un tel endroit, je ne sais pas si vous avez testé...)... C'est alors que débarque la fascinante et pétillante Charlotte, qui, alors qu'elles ne se connaissent absolument pas, l'invite à boire le thé chez sa tante Clare et son étrange et séduisant cousin Harry. Contre toute attente et malgré sa réserve toute anglaise, Pénélope saute sur l'occasion ! C'est ainsi que commence une solide amitié entre deux fans de Johnnie Ray, de robes et de cocktails mondains... Entraînée par sa fantasque amie et Harry, pour que ce dernier puisse reconquérir la jalouse (et odieuse) Marina, elle ne va pas hésiter à accepter de se faire passer pour sa dernière conquête... Et puis, n'est-ce pas une bonne occasion pour Pénélope de sortir de l'ombre que lui fait sa jeune mère à la beauté légendaire ? Seulement, il existe des choses avec lesquels il ne faut pas jouer...

Ce livre est une véritable petite merveille (non point un livre qui vous fait réfléchir pendant des heures, mais de ceux qui vous font rêver) qui se lit avec ravissement... La vision de l'Angleterre entre attraction et rejet envers l'encombrant allié américain est très bien rendue, c'est d'ailleurs un des aspects du livre que j'ai préféré. La campagne anglaise avec ses manoirs plus ou moins hantés donne envie de partir sur le champ... Les personnages sont géniaux. N'avez-vous pas eu d'ailleurs très envie d'aller prendre le thé chez tante Clare ou de dîner à Magna ? Ajoutez à tout cela de l'humour, de la légèreté et quelques rebondissements et vous avez le livre qu'il vous faut pour passer un très bon moment... Bref, si comme moi le titre un peu "histoire à l'eau de rose" vous rebute, sachez que c'est un énorme tort !!! En plus, je suis super fan de la couverture !! Merci beaucoup au Livre de Poche pour cette très bonne surprise !

10.01.2009

"L'Église des pas perdus". Rosamund Haden

 

 

 

1990, dernière année de l'Apartheid. Dans un hameau d'Afrique du Sud, une petite fille découvre sous des pierres des ossements humains. La nouvelle fait le tour des fermes à l'entour, y compris de celle de Catherine et Maria, sa bonne noire et (oh scandale !) amie, toutes deux septuagénaires... Ses os semblent troubler Catherine... Nous voici alors plongés subitement dans le passé des deux femmes... Elles ont huit ans et sont inséparables quand elles se trouvent soudainement séparer. La mère de Catherine s'enfuit en Angleterre avec ses filles quand elle découvre que son mari la trompe. Ce n'est que bien des années après que les deux amies vont se retrouver : Katie ne peut vivre trop longtemps loin de ce pays qui l'envoûte. Son père est mort et la ferme a été reprise par le séduisant Tom et la prétentieuse Isobel, sa femme. Mais pourquoi Maria a-t-elle l'impression qu'ils connaissent Katie ? Pourquoi ses visions se multiplient ? Quel secret Tom cache-t-il à Katie dont il est tombé amoureux une fois sa femme partie ? Entre prémonitions, visions et révélations (inutile de me supplier pour savoir lesquelles, quoique contre du chocolat, on pourrait peut-être trouver un arrangement...), notre curiosité (et tout le monde sait à quel point la mienne est grande !) est pleinement satisfaite, sauf en ce qui concerne l'avenir d'Hendrik, dommage, le personnage me plaisait bien...

J'ai véritablement dévoré et adoré ce roman (même sous la neige, c'est dire !!!), mené d'une main de maître, distillant parfaitement le suspens. Un très beau livre... Les paysages décrits semblent époustouflants. La tension entre le côté sauvage de Katie et son éducation anglaise guindée sonne on ne peut plus juste... L'histoire est haletante, les personnages très attachants et crédibles, que ce soit la douce et extrasensible Maria, Katie et son envie de croquer la vie à pleine dents en faisant fi de ce que l'on pense d'elle, son père, le mystérieux Hendrik ou l'étrange Tom... L'arrière plan de l'apartheid, sans être omniprésent, est intéressant tant cela nous est (heureusement !) étranger... Bref, un vrai délice, à lire absolument !!!

Merci beaucoup au Livre de Poche pour cet agréable moment...

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