09.06.2009
Les retables au Louvre...
Un peu de culture ne nuit pas... C'est en tout cas ce que nous nous sommes dites avec AL en allant au Louvre. Sur les instructions avisées de Praline, nous sommes allées voir la petite (enfin, finalement pas si petite que cela...) exposition sur les premiers retables français... C'est une véritable splendeur à ne pas manquer !
De bonne taille, l'expo permet de rester attentif à toutes les oeuvres et à toutes les explications jusqu'à la fin et donc d'apprécier les évolutions que connut ce genre entre le début du XIIe siècle et la fin du XVe. De l'orfèvrerie à la sculpture sur bois, ivoire ou pierre, ce sont autant de petits chefs d'oeuvre qui méritent tous quelques minutes d'attention. J'ai juste regretté le manque d'utilisation de miroirs pour montrer toutes les facettes des oeuvres (eh, oui, même dans les musées, je suis extrêmement curieuse). Mais, nous y apprenons pleins de choses et notamment celle-ci : quel usager du RER A imaginerait que le premier retable en pierre de la chrétienté a été retrouvé à Carrières-sur-Seine (si, si c'est vrai, je vous l'assure, je n'en suis d'ailleurs toujours pas revenue...) ?

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18.06.2008
Hérédité, quand tu nous tiens...
Grâce à l'incontournable Monsieur P (il se reconnaîtra de lui-même, à n'en pas douter...), nous (oui, oui nous étions plusieurs, mais la curiosité est un vilain défaut, donc je ne dirai pas qui ! ) avons été au théâtre Edouard VII mardi dernier. Nous y avons vu la pièce de Guitry Mon Père avait raison, avec un tandem de choix : Claude et Alexandre Brasseur.
La résumer est un peu difficile... Le grand-père a décidé à un âge assez avancé de profiter de la vie et de tout ce qu'elle offre : amis, femmes, famille (?), argent... Son fils, assez conservateur, est surpris. Pourtant, il ne conteste guère le choix paternel tant il est distrait par l'attitude de son épouse. En effet, tout son univers s'effondre brutalement quand sa femme volage lui annonce qu'elle le quitte, lui laissant le soin d'élever son fils ! Trente ans se sont écoulés quand le père annonce à son fils (vous me suivez toujours ???), qu'à son tour, il veut être futile. Son fils, très marqué par l'évaporation de sa mère, est un peu décontenancé...
Bref, après un résumé assez mauvais (il faut bien le reconnaître), j'ajouterai que cette pièce illustrant à merveille la reproduction sociale est un vrai bonheur, mêlant sérieux et humour. Misogynie, répliques cinglantes, situations cocasses, complicité, acteurs formidables : un excellent divertissement dont il serait criminel de se priver !
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19.03.2008
Souvenirs, souvenirs...
Aujourd'hui, l'espace d'un instant, j'ai revécu ma vie d'avant... d'avant quoi, ma demanderez-vous ? D'avant cette fantastique année de préparation aux concours (ironique, moi ? jamais !). Cet après-midi, je suis allée au Louvre et j'ai visité tout ce que je voulais voir et qui restait à voir...

Tout d'abord, cassons le mythe ! Babylone, THE exposition du moment : Bof ! J'en attendais peut-être un peu trop... D'abord, un monde de folie, comme souvent dans le hall Napoléon, à vous dégoûter de lire tous les détails (heureusement que j'avais potassé avant !)... Tout débute par les trouvailles archéologiques : une magnifique tête d'Alexandre, une très jolie série de masques, de charmants petites amulettes canard, d'adorables sceaux cylindriques à profusion et les splendides reliefs de briques à glaçure. Il faut, tout de même, rendre à César ce qui lui appartient ! Mais que de stèles en cunéiforme tantôt cylindriques, tantôt rectangulaires : on frôle véritablement l'overdose ! La seconde partie est consacrée au mythe, à la Babylone capitale de tous les fantasmes. Déjà, la plupart des visiteurs ont dû quitter les lieux, car ces dernières salles sont nettement moins engorgées que les précédentes ! De prime abord, cela paraît un peu moins palpitant. Toutefois, le rapprochement entre le mythe biblique de la tour de Babel et le temple babylonien est passionnant et de nombreuses oeuvres sont vraiment très belles, comme "La Fin de Babylone" de Georges Rochegrosse ou l'esquisse du "Massacre de Sardanapale " de Delacroix, absolument sublimes ! Néanmoins, il convient de souligner la très mauvaise numérotation des oeuvres, l'habituel manque de place et des explications trop descriptives et peu explicatives !

Par contre, la "mini" exposition sur les gravures de Van Dyck est un vrai régal ! Elle ne contient qu'une vingtaine d'oeuvres, mais elle vaut le détour ! Des yeux malins qui donnent vie à toute la gravure aux mouvements de gants, tout est sublime ! Et son autoportrait, une splendeur !
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09.12.2007
Tannhäuser
Comme le savent tous ceux auprès desquels je l'ai claironné sans relâche mercredi et jeudi, j'ai eu la chance (grâce à Pauline et Ivan... et surtout à Bob, le pauvre, qui n'a pas pu en profiter) de voir Tannhäuser jeudi soir à l'opéra Bastille ! Il était dirigé par l'illustre Seiji Ozawa (dont la chevelure n'est pas sans rappelée celle de De Funès dans La Grande Vadrouille), qui fut véritablement acclamé par un public en délire, y compris par le petit vieux assis auprès de moi, qui, bien qu'à l'apparence bien pensante n'a pas hésité une seconde à hurler et à taper des pieds à la fin de l'opéra, un peu à l'instar de Madame M devant un ballet de danse classique.
C'était mon premier vrai opéra et ce fut un véritable délice... certes, Heinrich était un peu trop bedonnant pour faire rêver les jeunes filles et Wolfram avait une calvitie un peu trop proéminente... mais il faut faire abstraction des détails matériels !
Quand j'étais plus petite, c'étaient les voix de femmes qui me transportaient, rien de telle qu'une soprano ! Pourtant, depuis quelques temps, je préfère les basses, plus émouvantes et frissonnantes... Donc, inutile de préciser que le coeur des pèlerins (surtout "a capela") m'a particulièrement enthousiasmé, tout comme le passage au cours duquel Wolfram loue la constance d'Élisabeth !
Toutefois, comme dans" Le Monologue shakespearien" de Delerm, nous avons eu droit à un "pas de décor, pas de costume" mais ce n'était pas "une putain d'idée". En effet, le personnel s'occupant des décors était en grêve ! Dommage, mais cela nous a permis de visiter l'intégralité de la salle, en changeant d'étage à chaque acte et de nous installer pour le dernier parmi les meilleures places ! Quant aux costumes... Leur modernité était surprenante dans un histoire se déroulant au Moyen-Âge, dans laquelle la religion tient une place centrale ! Inutile de croire que je vais vous conter cette histoire, elle n'a aucun intérêt sans la musique qui la traduit. Ah encore, une chose, la chorégraphie manquait de pathétique à la fin... Mais sinon, n'hésitez pas, allez-y les yeux fermés, vous ne serez pas déçus !
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15.11.2007
Fragonard, forever...
Après avoir rempli les devoirs élémentaires exigés par le devoir de mémoire envers les byzantins, me voici de retour... Pour tromper notre ennui, faire un pied de nez aux bloqueurs de fac et surtout se faire plaisir, nous partîmes à quatre, samedi dernier, visiter l'exposition Fragonard au Musée Jacquemart-André (Clémence a toujours des idées de génie, on ne le dira jamais assez !). Ce fut un vrai régal !
D'abord, le cadre : maison du XIXe, d'un kitsch divin ! Le lieu en lui-même vaut vraiment le déplacement et même une nouvelle visite (rien que pour les petits Boucher qui parsèment les murs). Mais, venons-en au principal : l'exposition en elle-même ! Légère, galante, libertine (quel besoin les jeunes filles éprouvaient-elle à caresser leurs chiens et à libérer les oiseaux à moitié dénudées ?)... bref, le siècle des Liaisons Dangereuses...
Ceux qui veulent voir les grands grands classiques, inutile de se déplacer : ni Balançoire (à part en gravure), ni Liseuse, ni Verrou... Mais les amateurs d'insolites et d'esquisses, dont je fais partie, peuvent se réjouir ! Le fil conducteur de l'exposition est Fragonard et la littérature (Cervantès, Diderot, La Fontaine et autres). De nombreux tableaux que je ne connaissais guère et qui franchement valent le détour ! Et des croquis absolument magnifiques, notamment ceux de Don Quichotte ! Une mention spéciale à sa joueuse de vielle et aux dessins de chevaux !

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